Squarzoni, Philippe Militant à Attac depuis plusieurs années, Philippe Squarzoni est avant tout auteur de bandes dessinées.
Pas facile de mettre Philippe Squarzoni dans une case bien étiquetée. Tant mieux : lui, ça l'énerve de nous voir nous évertuer à l'y mettre, dans l'une ou dans l'autre. Parce que Philippe Squarzoni se sent autant l'un que l'autre et ce n'est ni complémentaire, ni antinomique, c'est comme ça.
Alors, dessinateur, auteur, militant, militant Attac, Philippe Squarzoni s'est fait connaître en 2002 avec Garduno en temps de paix. Une BD un peu atypique, chronique-quête d'une alternative, de la prise de conscience du besoin, à la découverte du possible, à la première personne.
La suite de ce premier tome, Zapata en temps de guerre, est quant à elle sortie en 2003 : elle raconte l'émergence d'un mouvement mondial contestant "l'ordre libéral".
BD, journal, brûlot, manifeste, porte-parole : la (bonne) définition n'est finalement pas si importante. C'est bien, c'est tout et puis, de toute façon, ça l'énerve, Squarzoni, quand on lui met une étiquette…
D'où viennent ces titres : Garduno en temps de paix et Zapata en temps de guerre ?
Il existe, dans un état du nord du Mexique, un village qui n'a pas de nom. Les gens qui y vivent disent que le village s'appelle Garduno en temps de paix et Zapata en temps de guerre. J'y voyais là une conception cyclique du temps, qui est encore relativement présente dans les communautés indigènes. Le temps n'est pas conçu comme quelque chose qui passe mais comme quelque chose qui se répète. C'est fortement ancré dans l'imaginaire des indigènes, cette tendance à concevoir le temps comme ça, avec des forces qui reviennent, qui vont se répéter et s'incarner dans l'histoire. Particulièrement, ils assimilent des figures comme celle de Zapata au Votan Zapata qui est une espèce de figure tutélaire, protectrice du peuple. ?a fait de cette figure de la résistance un personnage immortel qui va s'incarner dans plusieurs héros de l'indépendance mexicaine.
Actuellement, ils assimilent l'incarnation de cette force de résistance aux zapatistes. ("Première guérilla post-moderne", selon l'écrivain mexicain Carlos Fuentes, l'Armée zapatiste de libération nationale, reprenant le nom et la lutte d'Emilio Zapata, naît en 1994 au Chiapas, Etat du Mexique, pour dénoncer la corruption politique et les conditions de vie des communautés indigènes paysannes). L'anecdote de la capitaine Maribel qui, quand on lui demande son âge, dit : "J'ai 502 ans", n'est pas uniquement liée à un esprit de répartie, c'est sa manière de concevoir leur lutte c'est-à-dire : "J'incarne cette résistance qui a 500 ans pour nous." | Bibliographie Crash-Text
DOL
Drancy - Berlin - Oswiecim
Garduno
Portrait inconnu de John Hume Ross
Torture blanche
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